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Actualités tous publics

14/10/2014 - Bellevue fait son cinéma

Par admin bellevue-toulouse, publié le vendredi 14 novembre 2014 10:24 - Mis à jour le samedi 6 décembre 2014 13:53

Dans le cadre national du dispositif « Lycéens au cinéma », six classes de Seconde et une Terminale Bac Professionnel du lycée sont engagées durant cette année 2014-2015 dans un partenariat avec la salle de cinéma « L'Autan » de Ramonville pour la découverte de l'art cinématographique.

Cette démarche s'inscrit dans une véritable perspective culturelle et pédagogique de lecture de l'image filmique. Grâce à l'ACREAMP, chaque film permet à un intervenant spécialiste du cinéma d'intervenir auprès des élèves, proposant ainsi des outils d'analyse filmique afin que nos jeunes spectateurs puissent acquérir les bases d'une culture cinématographique.

Parmi les trois films sélectionnés cette année, figurent :

 

  • M.le Maudit de Fritz Lang (1932)

Berlin, début des années 30. Toute la presse ne parle que de ça : le maniaque tueur d'enfants qui terrorise la ville depuis quelque temps vient de faire une nouvelle victime. Chargé de l'enquête, le commissaire Lohmann multiplie les rafles dans les bas fonds. Gênée par toute cette agitation, la pègre décide de retrouver elle-même le criminel.

Dans l'oeuvre de Lang qui aimait tant présenter, à une certaine époque, « a man trapped by fate », c'est-à- dire l'homme aux prises avec son destin ou l'homme en face de l'injustice de la société, son film, M.le.Maudit est l'oeuvre-clé.

(Lotte H.Eisner / L'Avant-Scène du cinéma- 1964)

 

  • TETRO de Francis Ford Coppola (2009)

Tetro est un homme sans passé. Il y a dix ans, il a rompu tout lien avec sa famille pour s'exiler en Argentine. A l'aube de ses dix-huit ans, Bennie son frère cadet, part le retrouver à Buenos Aires. Entre les deux frères, l'ombre d'un père despotique continue de planer et de les opposer. Mais Bennie veut comprendre. A tout prix. Quitte à rouvrir certaines blessures et à faire remonter à la surface des secrets de famille jusqu'ici enfouis.

[…] Le cinéaste peut naviguer sans peur dans les eaux mélodramatiques, sa retenue formelle lui sert de compas. «nous formons une famille» : pour en arriver à cette dernière réplique en apparence convenue mais qui résonne avec le graffiti inaugural, Coppola passe par maintes destructions, maints entrelacs, maints démembrements : formée et déformée, la famille a dans son cinéma la lenteur et la massivité des glaciers.

(Charlotte Garson / Revue Etudes- décembre 2009)

 

  • Daratt saison sèche de Mahamat Saleh-Haroun (2006)

Tchad, 2006. Le gouvernement a accordé l'amnistie à tous les criminels de guerre. A quinze ans, Atim part à la recherche de celui qui a tué son père deux mois avant sa naissance. Il arrive à N'djaména, la capitale du Tchad, et mène son enquête pour retrouver Abdallah Nassara, l'assassin. Ancien criminel de guerre, ce dernier est aujourd'hui rangé : c'est un homme d'une soixantaine d'années, respectable et respecté. Il est le patron d'une petite boulangerie dans laquelle Atim arrive à se faire embaucher comme apprenti...

Daratt, troisième long métrage du Tchadien Mahamat Saleh-Haroun, est sous-titré Saison sèche. L'image est climatique, elle est surtout la démonstration d'une humeur sèche : c'est là un film envoyé depuis un endroit déserté par la paix des sentiments, comme seuls peuvent l'être les endroits du monde qui connaissent d'interminables guerres civiles. Celle dans laquelle s'affrontent les Tchadiens dure depuis 1965.

(Isabelle Regnier / Le Monde – décembre 2006) 

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