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Téo CALVET, TSTMG1

Par admin bellevue-toulouse, publié le vendredi 19 octobre 2018 21:18 - Mis à jour le vendredi 19 octobre 2018 21:18
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Téo Calvet participera le week-end des 13 et 14 octobre, à Albi, à la finale du championnat de France de camions. A 17 ans seulement, le Toulousain y affrontera les meilleurs pilotes. Rencontre.

Mains rivées sur le volant, nuque coincée dans la minerve bien serrée, levier de vitesse fermement agrippé… lentement le dernier virage est pris derrière le pace-car. Feu vert ! Le fauve de cinq tonnes est lâché. A son bord, Téo ne fera aucun cadeau à ses adversaires. Au bout de quelques tours, son talent et sa maîtrise le placeront 2e ex-æquo au classement en cette fin de 24 heures du Mans camions, dimanche dernier. Une performance encore plus remarquable au regard de son âge : Téo Calvet a seulement 17 ans. Mieux, il n'a pas encore son permis de conduire ! La belle place arrachée ce jour-là n'en est que plus savoureuse. Elle l'inscrit confiant, avec son team toulousain Lion Truck Racing, sur la prochaine grille de départ, les 13 et 14 octobre à Albi où s'affronteront les meilleurs pilotes pour la finale du championnat de France. Le jeune homme tentera de reconquérir une 3e place au classement général (Il est quatrième aujourd'hui) avec l'énergie qui le caractérise et son étonnant toucher de volant qui a fait de lui le plus jeune pilote de France à gagner une course ! C'était l'an passé, à Nougaro, Il avait alors 16 ans. Depuis, Téo n'a cessé de vivre au rythme de ces monstres des circuits avec lesquels il a grandi, façon Obelix tombé «pitchoun» dans la potion magique. «J'aime ces courses que je suivais déjà tout petit avec mon père. Cette ambiance des paddocks m'a toujours plu. Je me sens à l'aise dans ce milieu… et encore plus maintenant au volant des camions», confie le jeune pilote particulièrement à l'aise dans ces camions que l'on imagine plus entre les mains de solides gaillards que de jeunes lycéens ! «C'est bruyant et un peu rude mais j'adore leur puissance et maîtriser la vitesse. C'est naturel pour moi. Je conduis ainsi. Quand j'étais passager c'était comme un manège ; aujourd'hui, c'est l'adrénaline assurée à chaque course.»

1 200 CV sous le capot
Le contraire serait étonnant. Sous le capot, pas moins de 1 200 CV attendent de crier leur rage au moindre coup d'accélérateur. C'est grâce à eux que la machine passe de 60 km/h à 160 km/h en… 4 secondes. Mais gare ! Appuyer trop fort peut vite provoquer une tête à queue voire une casse de l'arbre de transmission. Il faut donc gérer et doser en permanence. «Dès que la pace-car se retire on monte les rapports et après on n'utilise que la 7e et la 8e vitesse longue. Le couple moteur est tellement élevé, 7 800 Nm, qu'on n'a pas besoin de plus. C'est génial !», explique le jeune homme possédé par cette dévorante passion mais qui garde les pieds sur terre… et la tête dans les études. Actuellement en terminale au lycée Bellevue, Téo passera son bac STMG l'an prochain. Les compétitions auront repris depuis le mois de mai. Il faudra donc jongler. Mais le jeune homme sait que les camions ne construiront pas forcément sa vie : «Je dois décrocher un diplôme et un emploi car seuls les meilleurs peuvent vivre de la compet'. En revanche, je sais que je continuerai longtemps à prendre du plaisir volant de ces fabuleuses machines qui m'ont toujours fait rêver. Et qu'il y aura, c'est sûr, encore de belles victoires…».

(Source : La Dépêche du Midi - Auteur : Emmanuel Haillot)

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