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Prix lycéen du livre de S.E.S 2016

Tous les articles (44)
  • Le Quai de Ouistreham : Le récit d’une immersion dans le monde de la précarité en France.

    Par Emma LE COQ, publié le mardi 31 mai 2016 12:25 - Mis à jour le mercredi 1 juin 2016 09:25

    Le résumé de l’œuvre :

    "La crise. On ne parlait que de ça, mais sans savoir réellement qu'en dire, ni comment en prendre la mesure. Tout donnait l'impression d'un monde en train de s'écrouler. Et pourtant, autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place."

    Florence Aubenas, grand reporter et journaliste d’investigation au Nouvel Observateur, avoue d’emblée être totalement dépassée par le phénomène de crise, elle décide alors pendant six mois, de quitter Paris et son métier pour s’immerger dans l’environnement des milieux  populaires les plus défavorisées et de vivre dans  la peau d’un travailleur précaire. Elle part ainsi pour Caen en Basse-Normandie, ville où elle ne connaît personne, et s’installe dans une petite chambre meublée d’étudiant. Dès son arrivée, elle se met à la recherche d’un emploi en expliquant n’avoir pour unique bagage scolaire, son baccalauréat littéraire. Cumulant les désavantages : aucun diplôme, aucune expérience professionnelle, pas de situation familiale, pas de voiture…Florence Aubenas ne se laisse aucune chance de faciliter son insertion professionnelle. Dans ces conditions extrêmes et déplorables, elle devra donc faire face aux dures réalités d’un monde professionnel qui ne laisse de répit à personne. Elle se confronte même à des difficultés auxquelles elle n’aurait jamais penser devoir faire face et qu’elle n’imaginait pas devoir évoquer dans son témoignage, comme lorsqu’il s’agit de trouver un logement convenable  et décent. Mais dans ce domaine comme dans bon nombre, les bonnes places, pratiques et stables sont déjà prises, et celui ou celle ne disposant d’aucun moyen de locomotion doit malheureusement se résigner à prendre les transports en commun se traduisant par des trajets quotidiens épuisants et ne lui laissant aucun  répit. L’expérience s’arrêtera le jour où Florence Aubenas réussira  enfin à trouver un véritable emploi en décrochant le fameux et pas moins convoité sésame, le CDI.

    Notre opinion sur le livre :

    Un beau témoignage,touchant et humaniste de la « France d'en bas », qui souffre de la crise et de la précarité,nous offrant ainsi la possibilité d’ouvrir les yeux sur les difficultés dures à avaler d’un classe parfois négligée. Une chronique émouvante nous offrant en effet un aperçu de la dure réalité de la misère sociale dont est victime une grande partie des Français. Nous percevons  ainsi une volonté de faire entendre les voix de ceux que l'on n'entend jamais ;initiative bien courageuse et difficile mais qu’Aubenas à su relever, les « moi je » disparaissent peu à peu, au fur et à mesure de la lecture et laissent place aux témoignages des expériences de ses nouveaux «  compagnons ».

     

    Citation favorite : Première surprise de Florence Aubenas :

    « Ma naïveté m’apparaît brusquement. Avec davantage de résolution que d’expérience, je suis venue à Caen chercher un emploi, persuadée que je finirais par en trouver un puisque j’étais prête à tout. J’imaginais bien que les conditions de travail pourraient se révéler pénibles, mais l’idée qu’on ne me proposerait rien était la seule hypothèse que je n’avais pas envisagée. »

    Cette citation  montre déjà à elle seule toute la distance qui séparait la journaliste des réalités du monde professionnel. 

    -Mansouri Maroua & Le coq Emma  1ère ESL-

  • Le Quai de Ouistreham, Lucas Crego

    Publié le mardi 31 mai 2016 23:25 - Mis à jour le mercredi 1 juin 2016 09:24

    Début 2009, la journaliste Florence Aubenas décide de se transformer en banale demandeuse d’emploi. Durant six mois, elle partage le quotidien des vraies victimes de la crise économique actuelle et donc du chômage, à savoir des hommes et surtout des femmes dans ce cas qui passent d'emplois précaires à des périodes de chômage. La journaliste, qui a pris une année de congé au Nouvel Obs pour se rendre sur le terrain, s’inscrit au Pôle Emploi de Caen avec un profil peu porteur sur le marché de l’emploi, celui d’une femme récemment divorcée d’un garagiste qui l’a entretenue durant 20 ans. Sous son vrai nom, elle tente de décrocher les rares jobs qui se présentent. Même si elle est prête à accepter n’importe quoi, la quête s’avère terriblement difficile.

    Florence Aubenas ramène de ces six mois d’immersion dans la France qu'on peut appelé «d’en bas» un récit accablant, un constat terrifiant sur une logique économique qui broie l’humain. La reporter dessine le portrait d’un monde très pauvre dont la réalité est minimisée par des discours politiques. Elle donne une voix à cette catégorie de personne qui vivent avec une centaine d'euros soit quasiment rien et ceux dans notre société actuelle.

    Bien que déprimant à de nombreux égards, Le quai de Ouistreham n’est pas que le récit d’un monde en marge. Florence Aubenas a su également dresser un portrait touchant de ces travailleurs de l’ombre, qui font preuve d’un courage exemplaire pour affronter des journées très longues et très fatigantes. Voilà un livre qui inspire le respect et montre le trvail important de la journaliste en matière d'investigation.

     

  • Grand patron, fils d'ouvrier

    Par CLOTILDE EYGLUNENT, publié le mardi 31 mai 2016 09:14 - Mis à jour le mardi 31 mai 2016 09:14

    Fils d’ouvrier, Franck dirige la filiale française d’un des principaux groupes pétroliers internationaux. Grâce à son talent et avec un peu de chance , il a échappé à son milieu: il est devenu un très grand patron. Dans cette ascension sociale exceptionnelle,il n'a pas fuit ses origines. Il n’a pas non plus adopté les codes du monde auquel il appartient désormais. Au contraire il a su mettre en avant ses origines populaires comme force . Charismatique et meneur d’hommes, il peut être un patron  très dur. Franck a laissé le sociologue découvrir son parcours et son univers mais tout en restant anonyme .

    J'ai trouvé ce livre assez entraînant et intéressant car on se demande comment un tel exploit est il possible. De plus cette histoire montre des valeurs que je partage : rien n'est impossible; il faut toujours croire en ses rêves et ne jamais baissé les bras.

    Thibault

  • Regarde les lumières, mon amour

    Par CLOTILDE EYGLUNENT, publié le mardi 31 mai 2016 09:14 - Mis à jour le mardi 31 mai 2016 09:14

    Le livre d’Annie Ernaux se présente sous forme d’un journal que l’auteure a tenu pendant un an, et dans lequel elle relate ses escapades dans un centre commercial. Ce sont ses réflexions sur ce lieu qu’elle nous propose. L’hypermarché y est vu comme un rendez-vous humain, comme un spectacle.
    L’auteure met en avant deux hypothèses : l’une liée au fait que ce sont des lieux fréquentés surtout par des femmes la seconde renvoie au fait que, jusque dans les années 1970, les écrivains d’origine bourgeoise vivaient à Paris, donc loin des grandes surfaces. Nous pouvons aussi dire que la littérature participe pleinement à rendre les hypermarchés comme objets « valorisés », et amplifie par ailleurs  les origines sociales d’Annie Ernaux qui sont modestes.
    Regarde les lumières mon amour ne s’inscrit pas dans une posture critique de la société de consommation, l’auteure mesure combien ce système de distribution contrôle les personnes et pointe « son rôle dans l’accommodation des individus à la faiblesse des revenus, dans le maintien de la résignation sociale » 
    À la lecture de l’ouvrage, nous pouvons considérer qu’Annie Ernaux s’inscrit implicitement dans une posture d’observation participante (elle y va de sa liste de course, de son chariot). Cependant, quand elle souligne que « tous ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans un hypermarché ne connaissent pas la réalité sociale de la France d’aujourd’hui », nous émettons quelques réserves à ses propos, car la « réalité sociale », de notre point de vue, n’est pas seulement réductible à ces espaces. On notera par ailleurs que quand l’auteure écrit par exemple que ces endroits sont fréquentés par tous et qu’au centre commercial des Trois-Fontaines, qui lui sert d’exemple, se retrouvent des classes moyennes et populaires. 


    Pour ma part, j’ai apprécié lire ce livre qui est ouvert à tous et facile a lire, contrairement à ce que l’on pourrait croire on est vite captivés par les propos que tient Annie Ernaux, j’aime beaucoup la façon dont elle nous décrit les choses comme elle les vois et je trouve ses idées pertinentes. Je recommande donc de lire ce livre.

    Eléonore

     

  • Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas par Maha BOULAAJOUL

    Publié le vendredi 27 mai 2016 22:10 - Mis à jour le dimanche 29 mai 2016 18:15

    Le Quai de Ouistreham est un récit écrit par la journaliste Florence AUBENAS, parut en 2010. En 2009, la journaliste décide de commencer une enquête et pendant 6 mois, elle se met dans la peau d'une demandeuse d'emploi à Caen à la recherche d'un CDI. Elle aura le profile d'une femme récemment divorcée d'un homme qui l'a entretenu pendant 20 ans et avec seul diplôme le BAC. Cependant, le Pôle Emploi, lui conseille de concentrer ses recherches dans le secteur du ménage, secteur où l'on peut encore trouver des heures par ci par là. Elle rencontrera des personnes qui sont obligés de trouver un travail, lequel qu'il soit pour subvenir à leurs besoins et dont le salaire est inférieur au SMIC. Leur travail est fatiguant et particulièrement pénible à cause des cadences imposées. Ce livre permet vraiment de voir la situation de crise qui s'est installée en France, de voir la misère humaine, sociale mais aussi culturelle. L'immersion de la journaliste permet de montrer au lecteur la réalité de la situation actuelle mais elle arrive tout de même à prendre du recul dans son récit. Elle a su dresser un portrait touchant des travailleurs de l'ombre qui font preuve d'un immense courage au quotidien pour affronter des interminables journées de travail. Grâce à ces portraits, nous pouvons mesurer l'ampleur de la crise et de ce qu'elle représente pour les personnes en situation de précarité.

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