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Prix lycéen du livre de S.E.S 2016

Quai de Ouistreham, par Nicolas Paul

Publié le samedi 28 mai 2016 23:25 - Mis à jour le samedi 28 mai 2016 23:25

Quai de Ouistreham Argumentaire :

 

Florence Aubenas est une journaliste d’investigation et « Grand reporter » ayant passé la majeure partie de sa carrière a Libération quotidien national de gauche. Son travail de journaliste d’investigation l’a amenée a être prise en otage en 2005 en Iraq.

En 2010, elle publie un livre intitulé « le quai de Ouistreham ». Il s’agit un livre témoignant des conditions de travail et de vie des personnes ayant des emplois précaires. On qualifie  d’emploi précaire les emplois pour lesquels les contrats sont de type CDD (contrat a durée déterminé). Il peut s’agir aussi s’agir de CDI (contrat a durée indéterminé) mais à temps partiel subi : Le salarié est contraint de travailler quelques heures par semaine seulement.  Dans ce récit nous suivrons la vie de Florence, une femme d’une quarantaine d’années ne possédant pas de diplômes ni d’expérience professionnelle. Elle devra batailler pour décrocher le moindre petit boulot qui sera dur et sans intérêt, et payé juste le SMIC. Elle va vivre pendant 6mois cette vie de galère et d’humiliation dans la ville de Caen une ville inconnue pour elle.  Florence Aubenas se voit proposer un travail à temps partiel  deux heures par jour en tant que femme de ménage de 6h a 8h tous les matins, nécessitant un trajet de deux heures. Elle va côtoyer au quotidien les personnes qui vivent dans la précarité souvent qualifiées de transparente mais qui font preuve de beaucoup d’humanité et de solidarité . Ces personnes dites transparentes travaillent via le biais de société d’intérim ou allant jusqu'à travailler au « noir ».

Dans son livre Florence Aubenas arrive avec brio à critiquer les injustices de la société actuelle et à décrire les difficultés pour trouver un emploi sans avoir de qualifications. Sa détresse apparait dès le début du livre : Florence se fait refuser a pôle Emploi et elle ne peut pas déposer son CV car il n’y a plus de places pour de nouveaux chômeurs dans ce Pôle Emploi. Elle dresse aussi des portraits de femmes rencontrées par ci par la dans les différents petits boulots qu’elle effectuera. Ces différents portraits sont très efficaces et sont très intéressants car ils arrivent à nous faire prendre conscience des difficultés de la précarité et de l’importance des diplômes dans le milieu professionnel. En effet ces personnes doivent se battre pour trouver un emploi, nourrir leur famille avec généralement 700euro par mois seulement en enchainant des petits boulots plus durs les uns que les autres. De plus on peut féliciter cette auteure d’avoir réalisé cette expérience car c’est un travail de terrain de longue durée (6mois) et qui n’a pas été des plus faciles.

Les seuls points négatifs qu’on pourrait trouver à dire sur ce livres pourrait être des points de vue personnels. Pour ma part je ne vois pas de points négatifs a cette oeuvre

Cette œuvre me fait penser au livre  « Tête de turc », écrit par le journaliste Günter Wallraff. En effet ce journaliste est tout comme Florence, un journaliste d’investigation ayant travaillé pour un quotidien de gauche (Die Zeit). Tous les deux ont écrit un récit visant a effectuer une prise de conscience sur la situation des travailleurs vulnérables à différentes époques. Le récit de Gunter est quand à lui un récit dans lequel l’auteur se fait passer pour un travailleur immigré turc pendant une durée de 5mois, cette expérience correspond aux mœurs de l’époque concernant l’immigration en Allemagne et le fort afflux des populations turques qui sont exploitées.

Pour conclure je dirais que Florence a mené un admirable travail de terrain qui a pu modifier les mentalités de nombreuses personnes, en effet ce livre a été un succès, il s’est vendu a 120 000 exemplaire en 2 mois seulement. La question qu’on peut ce poser c’est : Est-ce que ce livre a eu une assez grande influence pour pouvoir faire changer les mentalités du gouvernement et changer la situation des personnes vivant dans la précarité ? A l’heure actuelle ou le gouvernement travaille sur une nouvelle loi du travail El khomri il ne faudrait pas fragiliser encore plus ces personnes. Au contraire cette loi devrais favoriser l’embauche et protéger les personnes les plus précaire.